Mon été à la lagune

Premières pages de Mon été à la lagune

(lecture réservée à un public majeur)

Ça m’a pris d’un coup. Je n’avais jamais eu jusqu’à ce moment précis la moindre pensée « suspecte » à propos de la gent masculine. Je pourrais même affirmer que je n’avais aucun fantasme sexuel de quelque sorte. Je me masturbais parfois, certes, mais sans projeter dans mon esprit aucune image. C’était un simple accord mécanique entre ma main et mon sexe, mon cerveau était absent de tout cela. Quant à la question de savoir si j’étais plutôt attiré par les filles ou les garçons, à vrai dire je ne me l’étais jamais posée sérieusement. Mon absence de désir était telle que je ne regardais jamais personne avec des arrière-pensées. De ce point de vue-là, j’étais comme un enfant. Je ne m’intéressais qu’au foot, aux livres et à la pêche. Le reste n’existait pas. Après tout, à seize ans on peut encore vivre sans fantasmes ni désirs. Mais en y repensant avec un peu de recul, je me rends compte de la grande naïveté qui était la mienne. Mon corps était en pleine puberté, mais je continuais à agir comme si j’étais un gamin.

J’étais allé pêcher, ce jour-là. C’était le mois de juin, on était samedi et il faisait une chaleur d’enfer. J’étais sorti de chez moi le matin assez tôt, et j’avais marché une bonne heure jusqu’au lieu qu’on surnomme ici la lagune : un immense bassin de vingt mètres sur trente environ, à l’eau vert turquoise, difficile d’accès et complètement caché par de très hauts rochers. C’était mon occupation préférée, les jours où je n’avais pas cours. Je n’ai jamais été du genre sociable, au contraire. J’ai toujours adoré être seul, et si en plus je peux me tremper les pieds tout en écoutant autour le son des cascades, franchement je suis au paradis. Je ne sais pas si c’est partout pareil, mais là où je vis les gens sont assez banals. On n’est pas nombreux au village, 234 pour être précis, et il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que je n’allais pas avoir d’amis avant d’aller vivre dans une grande ville.

Je ne viens pas d’une famille particulièrement présente ou protectrice. Disons plutôt que côté père c’est la grande inconnue, et que côté mère c’est un travail de caissière, à trente kilomètres d’ici et avec des horaires pas possibles. On se croise le matin et on se retrouve le soir quand j’ai déjà dîné. Ça signifie que dans la journée, je suis tout le temps seul. Ça ne me dérange pas, au contraire j’adore ça. S’il fait chaud, je me balade à poils sans personne pour me le reprocher ; et si on est en hiver je me fais des feux de cheminée énormes et je peux passer des heures à simplement regarder les bûches se faire avaler par les flammes. Les autres, ils sont du style à passer leur temps sur une tablette ou un ordi, et à se réunir l’après-midi pour faire des tours en vélo. Mais moi, ça me fait bailler ces trucs-là. Par contre, vous me mettez seul sur un petit chemin de terre, ou avec un bon livre bien calé dans un fauteuil, et je passe une journée fantastique. Je ne suis sans doute pas tout à fait normal, mais franchement je m’en porte très bien.

Evidemment, mener sa vie comme je le fais, ça n’aide pas à se faire des amis. Les autres gars me trouvent bizarre, un peu louche. Un mec qui adore être seul et baille en les écoutant parler, ça leur donne des mauvaises vibrations. Et puis, honnêtement, je ne fais rien pour gagner leur confiance ou leur sympathie. Au lycée, il y a deux ou trois filles avec lesquelles je m’entends bien, et on aime discuter ensemble. Mais elles ne sont pas du village, et on ne se voit donc que les jours de cours. Le reste du temps, je suis seul.

J’adore partir de chez moi le matin, emprunter le petit chemin qui débouche juste derrière ma maison, et au bout de dix minutes à peine avoir complètement perdu de vue le reste de l’humanité. La nature est tellement présente, ici, qu’on peut passer des journées entières à s’y promener sans jamais croiser personne. C’est un monde à part. Il suffit de se poser cinq minutes dans un endroit un peu planqué en restant le plus immobile possible pour voir débarquer les sangliers, les biches, les lièvres… Je ne plaisante pas, quand je dis que c’est le paradis. Ce qui est fou, c’est que je sois le seul à en profiter et que personne d’autre ne se rende compte du trésor qui nous entoure.

Et donc ce fameux jour, il y a un an, j’étais sorti de chez moi bien tôt, juste après le départ de ma mère, et après une bonne heure de marche j’étais arrivé à la lagune. On avait beau être le matin, il faisait une chaleur à crever et j’étais complètement en sueur. Marcher, déjà, ça fatigue, mais avec en plus la canne à pêche, le gros sac à accessoires, deux bouteilles d’eau et un roman russe… j’étais bon à essorer. J’ai mes petites habitudes, dans la nature, et l’une d’elles c’est de me dessaper quand je suis dans un coin un peu protégé des regards. A vrai dire, on est protégé des regards partout, étant donné que sur toute l’année on ne croise jamais plus de deux ou trois promeneurs au total. Pour celui qui aime la solitude, c’est l’extase ! Et donc, au bord de la lagune il n’y a absolument aucun risque à se mettre nu. Le seul chemin d’accès, très ardu, est cerné par des rochers très serrés, qui font résonner le moindre pas à cinquante mètres à la ronde. Si jamais quelqu’un approche, ça laisse le temps de se rhabiller. Alors avec la chaleur qu’il faisait, ce jour-là, immédiatement après être arrivé dans la lagune j’ai retiré mes vêtements pour les étaler sur les rochers, afin qu’ils sèchent, et je me suis jeté à l’eau.

Même en pleine canicule, il faut être honnête, la rivière est glacée. Mais on s’habitue, et maintenant ça ne me dérange plus. J’ai passé dix bonnes minutes à barboter tranquille, absolument ravi de pouvoir profiter de ma petite oasis. Ensuite, je me suis allongé au bord de l’eau sur une immense pierre plate qui chauffe toute la journée au soleil, et j’ai commencé à écouter les oiseaux et regarder le ciel. Quand je me lance dans ce genre de contemplation, je peux y passer des heures. Mon esprit commence à voyager très loin, tandis que mes oreilles deviennent hyper attentives et captent le moindre son animal. J’adore ça. Mais ce jour-là, je me sentais un peu étrange. C’était difficile à expliquer, mais j’avais comme une petite boule dans la gorge, un nœud d’anxiété ou quelque chose dans le genre. D’habitude, je suis du genre très décontracté, mais pour une fois je me sentais légèrement tendu et je ne savais pas pourquoi. L’année scolaire était sur le point de terminer, j’allais passer l’été à me promener, pêcher et lire… je n’avais vraiment aucun motif de préoccupation. Mais j’étais tendu. Avec le recul, je ne sais pas si c’était une prémonition par rapport à ce qui allait se passer juste après, ou bien si les événements qui ont suivi ont pris cette tournure particulière justement parce que je n’étais pas dans un état normal. Peut-être, si j’avais été plus tranquille rien ne se serait passé…

Donc, j’étais sur la rive en recevant sur moi la chaleur du soleil et de temps à autres des petites vaguelettes qui venaient me rafraîchir, mais mon état anxieux a fini par me provoquer un ennui assez profond. Ça m’était déjà arrivé quelques fois, bien que rarement, et c’est une sensation que je déteste. Quoi que je fasse pour me distraire, dans ces moments-là, rien ne parvient à me sortir de ma torpeur. J’ai d’abord décidé d’assembler ma canne à pêche, mais avant même d’accrocher un ver à l’hameçon j’ai perdu tout intérêt et ai abandonné l’idée. Ensuite, j’ai attrapé mon bouquin et me suis installé sur un rocher en forme de fauteuil où on peut lire en gardant les pieds dans l’eau. Mais je ne parvenais pas à rester concentré sur plus d’un paragraphe, j’avais cette impression désagréable de lire sans que les mots s’impriment en moi. J’ai fini par poser le roman sur le côté, et ne rien faire. Apathique comme je l’étais, ça restait la seule option valable.

Au bout d’une dizaine de minutes d’ennui profond, j’ai soudain entendu des sons au loin. En prêtant l’oreille, j’ai vite eu confirmation de ce que je pressentais : quelqu’un s’engageait dans l’étroite faille entre les rochers qui débouche sur la lagune. A la distance et sachant la difficulté d’accès, je pouvais calculer que la personne arriverait ici dans deux à trois minutes, si elle ne décidait pas auparavant de rebrousser chemin par peur d’une mauvaise chute. Et là, j’ai eu un étrange réflexe. Au lieu de simplement me rhabiller et attendre le visiteur, j’ai certes enfilé mes vêtements, mais ai également rassemblé toutes mes affaires dans mon sac et commencé à escalader un haut rocher derrière moi. Je suis solitaire d’habitude, mais pas sauvage. Si quelqu’un apparaît, je reste à ma place, salue poliment, et suis même capable de faire un peu de conversation. Bien entendu, je désire secrètement que la personne ne tarde pas à me laisser seul à nouveau, et je ne fais rien pour l’encourager à rester… mais de là à fuir et me planquer…

Et c’est pourtant ce qui s’est passé. Malgré la difficulté et le poids du sac sur mon dos, j’ai pu escalader un rocher haut d’une dizaine de mètres qui dominait la lagune, et m’allonger sur le ventre en son sommet. De là, il était impossible de me repérer, mais moi par contre je pouvais jeter des coups d’œil discrets sur ce qui se passait en bas. Alors j’ai guetté, mais le visiteur tardait à arriver. Et même, en écoutant attentivement, j’ai compris qu’il rebroussait chemin. Ses pas devenaient de plus en plus lointains. Il avait sans doute pensé s’être engagé dans un cul de sac. Plutôt que redescendre, j’ai décidé de rester sur le sommet quelques temps. Jamais je n’avais imaginé qu’il était possible de s’y hisser, et j’ai donc commencé à profiter pleinement de cette nouvelle vue. A cette hauteur, on pouvait voir un peu de la vallée derrière la colline, c’était une découverte agréable. Me sentant si bien ici, j’ai retiré mes vêtements à nouveau — il faisait extrêmement chaud, et en plus j’avais envie de débuter l’été déjà bien bronzé — et fouillé dans mon sac pour en sortir un sandwich et le manger avec appétit. Une partie de moi restait étonnée de ma réaction précédente et de cette fuite incongrue, mais je ne cherchais pas trop à l’analyser.

J’étais sur le point de descendre du rocher pour aller me baigner, lorsqu’à nouveau j’ai entendu des sons de pas. A écouter leur progression, j’ai compris qu’ils venaient vers la lagune à nouveau. Sans aucun doute, c’était la même personne que précédemment, et elle s’était repentie de ne pas avoir poussé plus loin son exploration. En mon for intérieur, je lui ai donné raison : faire une promenade au bord de la rivière, et à cause de quelques rochers à escalader ne pas entrer dans la lagune, c’était une faute de goût. En écoutant la personne approcher petit à petit, je me demandais qui elle pouvait être. On est vraiment peu nombreux au village à se promener dans la nature. Quelques vieux font de temps en temps une petite balade, mais en général ils restent sur les chemins balisés, sans trop s’éloigner. Je me demandais bien qui ça pouvait être.

Au bout d’un moment qui m’a paru bien plus long que les deux minutes dont j’ai moi-même besoin pour effectuer ce parcours, j’ai enfin vu déboucher à l’entrée de la lagune un homme. J’étais à une dizaine de mètres au-dessus de lui, et il était donc difficile de bien l’observer. En fait, tant qu’il se tenait ainsi debout, je ne pouvais pas distinguer beaucoup plus que son crâne tondu, ou chauve. Il était habillé en randonneur, avec un short kaki à grandes poches et un t-shirt couleur grenade, et portait un sac beige sur le dos. Malgré la distance, j’ai pu remarquer que son maillot était trempé, et que seules quelques minuscules parties avaient pu rester sèches, et donc d’une couleur plus claire. L’homme a commencé à faire le tour de la lagune, en l’observant avec attention. Une fois que j’ai pu le voir de face, au bord de l’eau, j’ai remarqué sur son visage un immense sourire. Il était visiblement ravi de sa découverte, et je le comprenais très bien. En revanche, ses traits ne m’étaient pas familiers, il n’était pas du village. Ça devait être un touriste, qui était venu voir le pont et avait décidé de s’aventurer le long de la rivière. Ça arrive, parfois.

Convenablement protégé de sa vue par le rocher et la hauteur, j’ai continué à l’épier. Il était évidemment loin de pouvoir soupçonner la présence de qui que ce soit à des kilomètres à la ronde. C’était amusant de pouvoir ainsi observer sans être vu. J’avais du mal à lui assigner un âge. J’aurais parié pour un chiffre compris entre 35 et 40, mais peut-être son crâne tondu le faisait paraître plus vieux et il n’en avait que 30. Tout était possible. Quant à ses origines, pas beaucoup d’indices. Une peau très blanche, et une taille d’environ 1m75, comme moi. Se décidant sans doute à passer du temps ici, il a posé son sac au sol et a retiré son t-shirt. Son corps était assez puissant, on le devinait sportif. Il était plutôt mince, mais avec un peu de graisse au niveau du ventre, et beaucoup de poils très noirs sur le torse. La grande blancheur de sa peau participait sans doute beaucoup à cette impression de pilosité importante. A bien y regarder, il n’avait pas vraiment de graisse, mais simplement un corps puissant.

J’ai commencé à me demander ce qu’il allait faire de sa pause dans la lagune, et lui-même semblait se poser exactement la même question. Il restait debout, torse-nu, et regardait devant lui en hésitant. D’un mouvement souple, il s’est baissé et a plongé sa main dans l’eau. Il a grimacé avec intensité, elle était sans doute trop froide pour lui. Après un autre moment de réflexion, il a décidé de s’assoir et retirer ses chaussures. Et là, il a posé délicatement ses pieds dans le bassin, jusqu’aux chevilles. Petit à petit, son visage s’est détendu et il s’est habitué à la température de l’eau, semblant prendre plaisir à se rafraîchir ainsi. Et d’un coup, il m’a surpris : il s’est relevé, posant les pieds sur la berge à nouveau, et a tranquillement retiré son short. En dessous, il ne portait rien ! Et là, sans me laisser le temps de détailler son corps, il a porté les bras bien en avant et a plongé dans l’eau glacée. En sortant la tête, son premier réflexe a été d’émettre un cri, il était saisi par le froid. Mais il est resté et a commencé à exécuter des mouvements de brasse rapides. Ceci-dit, n’y tenant plus, en deux minutes à peine il sortait de l’eau et s’allongeait pour se réchauffer au soleil, sur le même rocher au bord de la rive où je m’étais installé plus tôt.

C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que jamais jusqu’à ce jour je n’avais vu un homme nu face à moi. Dans un film, ou en photo, oui… mais dans la vraie vie jamais. Je suppose que les autres, ceux qui ont un père, l’ont observé depuis tout petit s’habiller, se déshabiller ou entrer dans la douche, comme j’ai vu ma mère à de très nombreuses reprises. Mais dans mon cas, l’occasion ne s’est jamais présentée. Alors j’ai décidé de profiter de ce moment pour satisfaire ma curiosité, avec d’autant plus de confiance que l’homme avait les yeux fermés et semblait endormi. A la distance qui était la mienne, il était difficile de le détailler. Il restait une forme relativement imprécise et cela n’aurait pas été très différent de le voir en maillot de bains. En regardant autour de moi, j’ai vu qu’il était facile de suivre les rochers sur lesquels j’étais pour aller me placer juste au-dessus de l’homme. La lagune est ainsi faite qu’elle est encerclée par ces murailles de granit en principe inatteignables, et qui justement la protègent des regards. Mais une fois en haut, il est très facile de se déplacer et d’en faire le tour.

Au moment de me relever, j’ai pris conscience de ma propre nudité. Peut-être aurait-il été plus prudent de m’habiller avant de remuer, au cas où je me fasse surprendre. J’ai donc décidé de me contenter de mettre mon caleçon. Ainsi, l’homme ne pourrait entendre aucun bruit d’étoffe dans mes déplacements, et si jamais j’étais surpris je ne serais pas nu. Délicatement, j’ai tendu mon bras pour attraper le caleçon, et me suis retourné sur le dos afin de l’enfiler. Mais là, j’ai eu une surprise : mon sexe non seulement était raide, mais il paraissait plus grand et plus épais que jamais. En le touchant, je l’ai aussi trouvé beaucoup plus dur qu’à l’habitude. Je sais aujourd’hui repérer à ce genre de détails une excitation supérieure à la normale, mais étant à l’époque complètement naïf, j’ai cru tout simplement que ma verge avait beaucoup grandi dans les jours précédents. Avant d’enfiler mon caleçon, j’ai eu la tentation de me masturber. Mais devant l’opportunité exceptionnelle qui m’était donnée de découvrir un corps masculin, j’ai préféré remettre à plus tard cette tâche.

A pas légers, et donc habillé simplement d’un caleçon, j’ai pu avancer sans difficulté sur les hauteurs et me positionner juste audessus de l’homme, qui maintenant dormait profondément— il ronflait bruyamment. D’ici, je le voyais un peu mieux. Mon regard a d’abord été attiré par la ligne épaisse de poils, qui montait du bas de son nombril jusqu’aux pectoraux. Je la trouvais particulièrement élégante et ai espéré qu’au terme de ma puberté je puisse avoir la même. C’était tellement exotique, par rapport à un corps imberbe comme le mien ! C’est à peine si j’avais quelques poils disséminés sur le pubis — longs et bouclés, mais éparpillés et peu touffus — et quinze à tout casser sous chaque aisselle. Pour le reste, j’avais une peau de bébé, et je trouvais frustrant à seize ans de ne toujours pas ressembler à un homme. Ses pectoraux, eux, étaient intégralement recouverts de cette toison noire, qui mettait en valeur leur volume. Là encore, la comparaison avec mon propre corps me faisait rougir : j’étais extrêmement mince, et cela me rendait filiforme. J’aurais donné n’importe quoi — je m’en rendais compte en ce moment précis — pour me réveiller le lendemain avec le corps de cet homme. Peu m’importait de perdre au passage les quinze années qui me séparaient de lui, j’étais prêt à renoncer à la fin de mon adolescence et à mes premières années d’adulte pour avoir enfin un beau et puissant corps d’une trentaine d’années, comme le sien.

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