Strip poker... entre mecs

Premières pages de Strip poker... entre mecs

(lecture réservée à un public majeur)

Il y a un début à tout. Avant-hier, pour la première fois depuis que nous nous connaissons, Diego est devenu romantique. C’est à ne rien y comprendre… Lui, bien trop libre et séducteur pour ne pas s’effrayer devant tout signe d’engagement ou de sérieux, il vient de m’offrir rien de moins qu’un week-end en amoureux… Depuis des mois il m’impose le jeu du chat et de la souris— bien entendu il est le chat et moi la souris — mais d’un coup il semble vouloir me traiter en futur petit ami. Je dois avouer que la nouvelle m’a dérouté. Certes, ces derniers mois j’ai rêvé plus d’une fois que le tombeur se faisait prince charmant et découvrait en son cœur un amour plus puissant que sa quête absolue de liberté. Mais je le connais trop bien pour imaginer cela possible. Même si nous nous voyons très régulièrement et passons du bon temps ensemble, il faut rester lucide : notre relation n’a rien de sérieux, et s’apparente au mieux à ce qu’on appelle ici à Barcelone une « Amitié avec droit aux caresses ». Et malheureusement, c’est là le degré maximum d’engagement qu’on peut attendre de la part de Diego.

Dans les moments que nous partageons, il est tendre, attentionné, et semble même aimant. Ses yeux parfois me dévorent, comme s’il était tombé fou amoureux de moi. Nous passons la nuit suavement collés l’un à l’autre dans le lit, et au matin il me couvre de petits bisous dans le cou. Il lui arrive même, parfois, de passer toute la journée suivante avec moi, et nous en profitons pour nous promener, regarder paresseusement un film, ou bien aller déjeuner ou dîner ensemble dans un restaurant. Quand il quitte mon appartement, je me sens sur un nuage, totalement sous le charme de ces magnifiques heures partagées avec lui… mais au fond de moi je sais très bien que lui les a déjà oubliées pour se connecter immédiatement à Grindr et chercher son prochain amant. Ainsi est faite notre relation : quelques doux moments partagés nourrissant mes espoirs de voir Diego tomber progressivement amoureux de moi ; et de son côté une capacité inouïe à passer à autre chose et ne se concentrer que sur la quête de nouvelles aventures. En apparence, il a le mérite d’être clair et de ne rien me promettre. Mais sa tendresse et certaines affirmations ambiguës de sa part me troublent et me donnent le sentiment que c’est seulement par peur qu’il refuse de s’engager dans une relation sérieuse. Je ne peux m’empêcher de rêver qu’avec un peu de patience, ses barrières cèderont et qu’il deviendra mon petit ami.

Je passe donc mon temps entre rêveries absurdes et tentatives de retour à la réalité. Si pendant une semaine nous ne nous voyons pas, je commence à retrouver un peu de lucidité et prendre conscience qu’il me faut chercher un compagnon avec lequel une vraie histoire d’amour soit possible… mais à peine Diego apparaît-il qu’il me met sens dessus dessous, et je n’ai alors plus rien d’autre en tête que l’espoir de parvenir avec le temps à le rendre enfin amoureux de moi et décidé à s’engager sérieusement. J’ai beau savoir pertinemment que je ne serai jamais plus pour lui qu’un ami avec lequel il prend plaisir à passer du temps et faire l’amour, je ne peux contrôler mes sentiments : je suis — bêtement, lamentablement, rageusement — amoureux de lui.

Comble de mon malheur, Diego est particulièrement intelligent et sait à merveille gérer mes émotions. Il a un sixième sens qui lui permet d’apparaître systématiquement au moment où je commence à trouver la force de faire une croix sur lui. Comme si un signal d’alarme retentissait d’un coup dans son cerveau, il débarque à l’improviste juste avant de m’avoir perdu complètement, et fait le nécessaire pour me chambouler à nouveau et me garder perpétuellement amoureux de lui. Pas facile de reprendre le contrôle avec un compagnon de jeu aussi brillant… surtout lorsqu’un simple sourire lui est suffisant pour me désarmer et faire battre mon cœur à nouveau. Notre relation est malsaine, je sais pertinemment qu’à la longue elle me fera souffrir — si ce n’est déjà le cas — mais je suis incapable d’y mettre réellement fin.

Dernier exemple en date, donc, il y a deux jours. Après une longue disparition de sa part — presque deux semaines sans me donner aucune nouvelle ni répondre aux messages que je lui avais envoyés — Diego est apparu soudain à l’improviste au bureau, avec une mystérieuse enveloppe dans les mains. Il me l’a remise avec cérémonie, et en l’ouvrant j’ai découvert une invitation à l’accompagner pour un voyage de trois jours à Carcassonne, afin de profiter du pont qui s’ouvrait le vendredi. Moi qui depuis quelques jours avait pris enfin la décision de ne plus le revoir et de me rendre ainsi disponible à une vraie histoire d’amour… il me rendait les choses difficiles. Après avoir ouvert l’enveloppe, mon cœur est mis à battre la chamade et j’ai commencé à imaginer une fois encore qu’il revenait pour de bon, et que bientôt nous serions officiellement en couple. Je ne pouvais m’empêcher de voir dans ce voyage romantique une parfaite mise en scène de Diego pour m’avouer, enfin, qu’il était tombé amoureux de moi lui aussi. D’un coup, ma volonté « irrévocable » de le rayer de ma vie chancelait dangereusement…

A peine avais-je eu le temps d’accepter l’invitation que Diego était sorti du bureau, un grand sourire aux lèvres, et m’avait donné rendez-vous le surlendemain, jeudi. Il devait venir passer la nuit chez moi afin qu’aux aurores nous partions ensemble prendre le train. Mais pour la première fois depuis que je le connais, mes illusions se sont évaporées immédiatement après son départ. D’habitude, ses manœuvres pour me retenir auprès de lui parvenaient à me maintenir exalté pendant plusieurs jours… mais cette fois-ci au bout de deux minutes j’étais devenu circonspect. Son charme semblait ne plus opérer. J’avais tellement réfléchi sur notre relation les jours précédents, que j’étais devenu parfaitement conscient de ce qui se jouait : si je continuais à le fréquenter, j’allais perdre peut-être des années à courir après un fantôme, et finir par déprimer complètement. Malgré son charme et l’intensité des sentiments qu’il parvenait à générer en moi, il me fallait faire une croix sur lui. Rester amoureux, c’était me condamner à souffrir éternellement. Et continuer à le voir, c’était le meilleur moyen de rester amoureux…

Dix minutes après son passage éclair au bureau et la surprise de son cadeau, ma décision était prise : j’allais l’accompagner à Carcassonne, certes, mais en vivant cette escapade comme un voyage d’adieu. Une fois revenu à Barcelone, je ne le reverrais plus. Depuis le début avec moi, il se comportait comme un égoïste. Il décommandait nos rendez-vous au dernier moment, disparaissait parfois pendant plusieurs semaines dès qu’un autre apparaissait dans sa vie, et ne m’utilisait ni plus ni moins que comme un bouche trou — au sens littéral du terme. J’étais celui qui le pénétrait lorsqu’il n’avait trouvé personne d’autre pour cela. Il connaissait parfaitement mes sentiments pour lui — je lui en avais fait part à plusieurs reprises — et savait pertinemment qu’en me traitant de la sorte il me faisait du mal. Mais il continuait à m’utiliser, uniquement préoccupé par ses propres nécessités et sans jamais accepter de donner quoi que ce soit en échange. Ce week-end, enfin, j’allais inverser les rôles : je profiterais de son invitation et l’accompagnerais à Carcassonne, mais une fois le voyage terminé je le ferais disparaître définitivement de ma vie.

Le jeudi dans la journée, alors que nous devions nous retrouver le soir Diego et moi, j’ai compris les raisons de sa surprenante invitation. Sans l’avoir imaginé auparavant, j’ai vécu une aventure passionnelle avec un allemand logeant dans un des appartements touristiques pour lesquels je travaille* [*vous pouvez découvrir cette histoire dans « Hétéros… disent-ils. »]. Le garçon en question était tellement beau, doux et tendre qu’il aurait pu me faire tomber amoureux en un clin d’œil. Déjà, il tenait à me retrouver le soir même, et à passer ses derniers jours de vacances avec moi… mais c’était justement ce moment-là que Diego avait choisi pour me faire m’absenter de Barcelone avec lui. Aussi irrationnel que cela puisse paraître, j’ai compris immédiatement ce qui s’était passé. Diego a un sixième sens particulièrement affuté. A plusieurs reprises depuis que je le connaissais, il avait réussi à réapparaître justement au moment où j’étais sur le point de décider de ne plus le voir. Il débarquait d’un coup, plein de fougue et de tendresse, et parvenait à me faire oublier en un clin d’œil mes projets d’évasion. Et cela n’avait pas manqué cette fois-ci non plus. Avec son flair infaillible, il avait deviné qu’il était sur le point de me perdre et m’avait offert dans un parfait timing ce week-end romantique. Une telle intuition, mêlée à un égoïsme comme le sien, était redoutable. Si je n’y prenais pas garde, il me ferait vivre indéfiniment en amoureux frustré et malheureux. Il était urgent de mettre fin à cette histoire. Ma décision est devenue irrévocable : après le week-end à Carcassonne, il n’aurait plus jamais l’occasion de me voir. J’allais vivre pleinement ces derniers moments avec lui, en sachant délibérément qu’ils ne se reproduiraient plus jamais.

*

* *

Nous sommes partis très tôt Diego et moi le vendredi matin — jour férié. Notre soirée dans mon appartement avait été calme. Lui semblait légèrement soucieux, pour une raison inconnue, tandis que moi je ne pouvais m’empêcher de penser au bel allemand que j’avais rencontré dans la journée, et de regretter de ne pouvoir passer cette nuit avec lui. L’ambiance entre Diego et moi n’avait donc rien de romantique, et au contraire nous donnions chacun l’impression d’avoir la tête ailleurs et aucune envie d’accomplir ce voyage. J’ai même hésité un temps à trouver une excuse afin de tout annuler, mais les billets de train étaient achetés et ça ne me paraissait pas convenable. Je me suis donc résigné à passer les trois prochains jours loin de mon allemand, comme s’il s’agissait d’une obligation familiale. La consolation, toutefois, était de sentir que mon manque absolu d’enthousiasme allait me permettre sans doute de ne pas tomber dans les griffes de Diego. Il me serait plus facile de vivre ce long week-end comme notre dernier moment passé ensemble. Je n’aurais pas de mal ensuite à le rayer de ma vie.

Au moment d’aller nous coucher, l’ambiance a évolué. J’ai légèrement tardé dans la salle de bains en me lavant les dents, et lorsque je suis arrivé dans la chambre Diego m’attendait sur le lit, à quatre pattes et les fesses relevées. Le connaissant bien, j’ai compris immédiatement qu’il souhaitait que nous fassions l’amour sans préliminaire et le plus rapidement possible, comme s’il s’agissait là-aussi d’une obligation. Depuis plusieurs semaines, déjà, je souffrais de son manque de sensualité. Plus le temps passait, et plus il semblait prendre nos ébats à la légère, n’attendant rien d’autre que de sentir mon sexe en lui, sans la moindre fantaisie ni préliminaire. Lui si coureur et si prompt à draguer tous les garçons, il était clair qu’il réservait aux inconnus toute sa passion et sa fougue, et qu’il ne m’offrait plus que des rapports sexuels répétitifs et fades, comme si nous étions un vieux couple trop habitué l’un à l’autre.

Malgré tout, y compris sans jeu d’approche le corps nu de Diego m’excite particulièrement. Même s’il ne prend pas la peine de m’embrasser ou de me caresser, la simple vue de sa peau brune sur les draps blancs, et de ses magnifiques fesses cambrées, provoque en moi une réaction immédiate. Je n’ai donc eu besoin d’aucune autre stimulation que la vue de cet arrière-train finement musclé pour sentir immédiatement mon sexe se raidir. Diego, de son côté, gardait le front appuyé contre un oreiller, et ne pouvait donc pas me voir. Sans aucun doute, il fantasmait sur le fait de me sentir entrer en lui sans la moindre préparation. Sa grande passivité lui fait prendre plaisir parfois à se transformer ainsi en objet sexuel totalement offert à son partenaire. J’ai retiré mon boxer et ai senti ma bite lourde, tant elle était gonflée de sang. Je n’ai pu m’empêcher de rester songeur face au pouvoir sexuel incroyable qu’exerce Diego sur moi : le simple fait de m’offrir son corps, même après plusieurs mois de fréquentes relations sexuelles ensemble, est suffisant pour me porter au comble de l’excitation. Sans une caresse, sans un regard et sans un mot, il parvient en un instant à me rendre fou. Que je le veuille ou non, c’est sans doute en grande partie pour cela que je ne parviens pas à le quitter…

Entrant dans son jeu, j’ai décidé de le pénétrer sans aucun préliminaire. J’ai senti tout de même l’envie de lui lécher l’anus, afin de l’humidifier, mais je me suis retenu. J’adore lui réserver cette caresse, et promener ma langue le plus longuement possible sur sa fente sans aucun poil et d’une immense douceur. Progressivement, je la sens s’ouvrir de plus en plus en grand et finis par entendre Diego gémir en me suppliant de le pénétrer. J’adore ce moment. Mais cette fois je suis parvenu à résister à la tentation, et ai eu pour principal objectif de le pénétrer en lui procurant le plus de surprise possible, c’est-à-dire sans qu’il ait pu deviner que j’étais sur le point d’entrer en lui. J’ai attrapé dans le tiroir de la commode du lubrifiant et m’en suis copieusement recouvert le sexe, afin de pouvoir m’introduire sans préparation. Puis j’ai éteint la lumière, et me suis avancé vers son postérieur en tentant de faire le moins de bruit possible. Comprenant qu’il allait deviner mon arrivée en sentant le poids de mon corps sur le matelas, je lui ai demandé de se mettre au bord du lit, les genoux contre le sol. Sans rechigner aucunement, et sans quitter l’oreiller de ses yeux, il s’est exécuté et s’est retrouvé de nouveau à quatre pattes, les genoux désormais contre le parquet.

Situé de cette manière, il était facile d’approcher derrière lui avec discrétion. J’ai largement pris mon temps, devinant que l’attente allait être excitante aussi bien pour lui que pour moi. Effectivement, j’ai pu noter progressivement comme mon sexe, recouvert d’une épaisse couche de lubrifiant, était pris de spasmes de plus en plus rapprochés. Le joli cul de Diego, lui, commençait à remuer de manière circulaire, tandis que son bassin s’appuyait à une fréquence de plus en plus rapide contre le bord du lit, offrant à son sexe un massage sans aucun doute agréable. Par le fin rayon de lumière des lampadaires qui passait par la fenêtre, j’ai pu noter que le dos large et mince de Diego se recouvrait de légères gouttes de sueur. Puis je l’ai entendu commencer à gémir doucement, et alors je n’ai plus eu aucun doute : il était en chaleur, et il était temps de prendre possession des lieux, sans quoi il allait jouir de lui-même rien qu’en se frottant contre le bord du lit, excité par la simple promesse de sentir bientôt mon sexe en lui. Si j’ai une forte capacité à me retenir, ce n’est pas le cas de Diego, et j’ai appris avec le temps qu’il ne faut pas trop faire durer les préparatifs si je veux savourer longuement la pénétration.

Sans plus d’hésitation, et en tentant de ne pas faire entrer en contact le reste de ma peau avec la sienne, j’ai approché mon gland de son orifice. Mon idée était d’aller droit au but, et il fallait pour cela pointer correctement avant de pousser sans retenue. Je voulais — et lui aussi probablement — que mon entrée soit directe et complète, afin que la surprise soit la plus grande possible. Lorsque j’ai senti que j’étais correctement positionné, la pointe à un centimètre à peine de la peau, j’ai pris ma hampe entre les doigts et ai fait entrer ma bite d’un coup. Comme par miracle, elle a trouvé immédiatement son chemin, et j’ai poussé bien fort pour être immédiatement entièrement en lui. En une seconde à peine, mon pieu était complètement à l’intérieur de Diego, qui n’avait pu retenir un immense cri d’abord de douleur puis visiblement de grande satisfaction. J’ai jugé raisonnable d’attendre un peu ainsi, afin qu’il s’habitue, mais de lui-même il a commencé à donner des mouvements de bassin et coulisser le long de mon sexe. Il semblait affamé…

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